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 On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥

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Evalyn P. Walker
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MessageSujet: On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥   On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥ EmptySam 7 Mar - 18:56

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Vendredi matin. Je prépare le petit déjeuner, en attendant que mon fils se lève. Aujourd’hui, j’ai pris un jour de congé parce que les locataires doivent me rendre les clés dans la matinée. Ça fait un moment que je ne suis pas allée dans cette maison. Je n’avais pas pu la vendre, j’avais préféré la louer. Peut-être que j’aurais dû la vendre. Après tout, s’était qu’une maison. Mais j’avais trop d’attache pour faire ça. S’était ma maison. Notre maison. Celle dans laquelle on aurait dû être heureux tous les trois. Celle dans laquelle Freddie aurait dû grandir. Tout simplement, celle dans laquelle on aurait vivre heureux. Mais c’est comme ça, la vie ne fait pas de cadeaux. Et malheureusement, il est impossible de revenir en arrière. Les pas de Freddie me sorte de ma rêverie. Je lui souris et le serre dans mes bras, avant de lui préparer ses tartines. J’ai toujours gardé le sourire pour lui. C’est ma force. C’est lui qui me donne l’envie de me battre jour après jour. Je le laisse manger tranquillement devant son dessin animé préféré, et je pars me préparer. Une fois que je fus habillée, je débarrasse la table tandis que Freddie part se préparer pour l’école. Quelques minutes plus tard, on part en direction de l’école. Pour la énième fois, il me demande de monter à l’avant mais je refuse. On ne sait jamais ce qui peut arriver.

Je le dépose devant l’école. Il me fait un bisou. C’est mignon, il n’a pas encore honte de moi. Je le regarde partir en direction de l’école, puis redémarre la voiture en direction de mon ancienne maison. Les heures de pointent se font sentir puisque des bouchons surgissent les uns, après les autres. Je mets un peu plus d’une vingtaine de minutes pour arriver devant. Je me gare juste devant l’allée. Ça fait bizarre de revenir. Je me décide enfin à ouvrir la portière de ma voiture. D’ailleurs, cette voiture avait bien une dizaine d’année puisque je n’avais jamais changé. J’aurais pu en prendre une autre. Plus récente. Plus jolie. Plus sécurisée. Mais je n’avais pas eu l’envie de faire le tour des concessionnaires automobiles. Je me dirigeais donc vers la porte, appuya sur la sonnette. Une minute même pas plus tard, j’étais face à mes locataires. Je leur fis signer les derniers papiers administratifs et ils me rendirent ensuite les clés. Je refermai la porte et resta quelques minutes dans cette maison. Je pris place sur les marches d’escaliers et regarda en face de moi. Il ne fallait surtout pas que je pleure. Ma sœur avait raison sur un truc : il fallait que j’arrive à surmonter tout ça. Mais bien que cela fasse huit ans qu’il n’était plus là, je n’arrivais pas à passer au-dessus. S’était beaucoup trop dur.

Après une bonne quinzaine de minute, assise sur les escaliers, dans le silence le plus total, je trouvais enfin la force de me lever. Je me dirigeais vers la porte d’entrée. De toute façon, je reviendrais sûrement pour donner les clés aux nouveaux colocataires. Je sortis donc et referma la porte derrière moi. Laissant tous les souvenirs enfermé dans cette maison.
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Brooks J. Keating
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MessageSujet: Re: On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥   On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥ EmptySam 7 Mar - 19:02


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J’avais beau avoir travaillé toute la journée et même une partie de la nuit de la veille, je n’avais pas réussi à trouver le sommeil malgré tout, étant beaucoup trop fébrile pour fermer l’œil. Ce n’était pas pour rien, après tout, et j’avais toutes les raisons de l’être; j’avais pris la décision que c’était en ce vendredi, en cette journée bien précise, que j’allais retourner à cette maison qu’Evalyn et moi avions acheté ensemble, dans cette maison où notre fils avait vu le jour et avait grandi au moins deux ans de sa vie. Pourquoi cette journée exactement ? Non seulement parce que je sentais que j’avais finalement le courage et la stabilité pour me présenter à ma femme et mon fils après huit années d’absence, mais également parce qu’aujourd’hui, cela faisait douze ans que j’avais déclaré ma flemme à Evalyn pour la première fois, et même si c’était une date futile, beaucoup plus que le jour de notre mariage, je ne l’avais pas oublié, d’autant plus que me connaissant, jamais je n’aurais su attendre au jour de notre anniversaire pour la revoir. C’était aujourd’hui ou jamais que je me devais de le faire.

Sachant pertinemment que peu importe combien de temps j’essayais, je ne trouverais pas le sommeil, je m’étais finalement résigné à me lever. Je pris une douche, me rasai minutieusement et même plus encore, je m’assurai que je n’avais pas une mèche de cheveux de travers alors que normalement, je me moquais que trop peu de mon apparence, tant que je ne paraissais pas pouilleux et sale comme je l’avais déjà été. Après un petit déjeuner qui se résuma à un café noir bien serré puisque je n’aurais pas été capable d’avaler quoi que ce soit d’autre, je m’étais rendu dans ma chambre afin d’y enfiler la seule chemise que je possédais, ainsi qu’un jean foncé, ce qui lui donnait quand même une allure propre. J’attrapai le cadeau que j’avais emballé pour Freddie, notre fils, en espérant sincèrement que cela lui plairait, même si, à mon grand désespoir, je ne connaissais pas ses goûts, et sans attendre plus longtemps, je pris mes affaires, je sortis, et j’enfourchai ma moto. Avant de me rendre à la fameuse maison, je fis un arrêt chez un fleuriste, histoire d’y trouver un bouquet de fleurs pour Evalyn, et finalement, je me rendis là où je souhaitais être en cet instant précis, le cœur battant la chamade et les mains tremblantes.

Au moment où je retirai mon casque pour le mettre dans le coffre de ma moto et que je m’approchai lentement, mais sûrement, je vis soudainement une silhouette familière qui fit en sorte que je sentis mes jambes faiblir momentanément sous mon poids. Même après huit ans, je saurais la reconnaître entre mille, puisqu’à mes yeux, elle était restée et resterait toujours la plus belle femme du monde; Evalyn. Celle-ci venait tout juste de sortir de la demeure, à croire qu’elle partait pour aller travailler ou quelque chose du genre, mais Freddie n’était pas là. Avait-il congé ? Était-il déjà à l’école, je n’en savais rien, et ce n’était pas la question à me poser en ce moment. Me ressaisissant une bonne fois pour toutes, je m’approchai on ne peut plus nerveusement de cette femme, ma femme, et d’une voix rauque, je dis : « Ev… Evalyn. », ne sachant que dire d’autre, guettant sa réaction avec une nervosité si énorme que je ne savais même plus quoi en faire.

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Evalyn P. Walker
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MessageSujet: Re: On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥   On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥ EmptySam 7 Mar - 19:04

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Parfois, on a l’impression que le sort s’acharne sur nous. Il a décidé qu’on n’aurait pas une vie heureuse et il met tout en œuvre pour y arriver. Je ne dis pas que depuis le départ de Brooks, j’étais malheureuse. J’avais un fils génial qui faisait tout pour que je garde le sourire. Mais je n’arrivais pas vraiment à aller de l’avant. Lorsqu’un homme m’approchait, je fuyais presque automatiquement. J’avais l’impression de tromper Brooks en allant voir ailleurs. Au final, ce n’était pas totalement puisque vue d’un point de vue légale, nous étions encore mariés. Bref, il fallait que je me fasse une raison. Il ne reviendrait sûrement pas. Freddie grandirait sans son père et Brooks aura que très peu connu son fils. C’est la triste réalité. Pourtant, j’aurais donné n’importe quoi pour revenir quelques années en arrière. Juste pour le retenir ou tout simplement lui dire un dernier au revoir. Je finissais de fermer la porte à clé lorsque j’entendis une voix masculine. Une voix que je connaissais que trop bien. Je restai quelques secondes bloquées face à la porte. Je devais certainement être en train de rêver. Je ne voulais pas me retourner. J’avais peur que ce ne soit qu’une hallucination. J’enlevais les clés de la serrure, puis me retourna et fit face à… Brooks. J’avais l’impression de rêver, d’être entrée dans la quatrième dimension. Tant et si bien que les clés me glissèrent des mains pour tomber au sol. Je mis quelques secondes à percuté que ce n’était pas un rêve.

« Brooks… »

Je me dirigeais ensuite vers lui d’un pas rapide, laissant les clés que je n’avais pas ramassé par terre. Je finis par le prendre dans mes bras, juste pour sentir qu’il était bien réel et que ce n’était pas qu’un rêve. Je m’écartais ensuite et le regardait, comme si s’était la première fois que je le voyais. J’essayais au maximum de cacher l’émotion. Il ne fallait pas que je pleure. Pas devant lui en tous cas. Après quelques minutes, j’ajoutais :

« Je… J’pensais pas que je te reverrais un jour. »
Je marquais une brève pause et ajouta : « Tu... Tu m’as tellement… Manqué. »

Je détournais les yeux qui devaient sûrement être plein d’eau. Et je ne voulais pas craquer devant lui. J’avais toujours voulu paraître forte aux yeux des autres et ce n’est certainement pas maintenant que j’allais commencer. J’essuyais rapidement une larme qui coulait sur mon visage, avant de regarder de nouveau Brooks. Je lui souris. Tout le monde m’avait dit d’arrêter de croire qu’il était encore en vie. En réalité, je crois que lorsqu’on est amoureux on peut sentir si la personne est encore vivante ou non. Néanmoins, j’étais heureuse. Même plus que ça. S’était un sentiment tellement positif qu’il n’y avait aucun adjectif qui pouvais le qualifier. On n’allait pas rattraper huit ans comme ça, mais il était hors de question que je le laisse repartir, à présent.
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Brooks J. Keating
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MessageSujet: Re: On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥   On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥ EmptySam 7 Mar - 19:05


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Attendre la réaction d’Evalyn me parut tout simplement interminable. Je ne savais pas quoi faire, sauf demeurer impassible tandis que je remblais de tous mes membres. Alors que je la voyais se retourner, puis me regarder sans boucher, apparemment aussi bouche-bée que je pouvais l’être en ce moment, je sentais mon cœur battre toujours plus fort, comme si celui-ci allait bondir de ma poitrine. Quelle ne fut pas mon envie de me précipiter sur elle, la prendre dans mes bras, l’embrasser comme jamais je ne l’ai fait ? Et pourtant, je ne fis rien de tout cela, puisque je ne savais pas ce qu’elle pourrait croire, ce qui avait pu se passer ces huit dernières années. Après tout, elle aurait très bien pu passer à autre chose, ou pire encore, peut-être allait-elle m’en vouloir d’être parti comme ça, même si je ne pouvais rien n’y faire, et revenir comme une fleur, comme si rien ne s’était passé. Elle aurait le droit, après tout, puisqu’il était vrai que je n’avais jamais eu l’occasion de lui expliquer quoi que ce soit, et que j’aurais pu revenir vers elle bien avant aujourd’hui, même si mon amour-propre ainsi que mon amour pour elle me l’avaient interdit jusqu’à ce jour bien précis.

Quoiqu’il en soit, puisque tous les scénarios étaient plausibles dans ma tête, je ne sus pas, dans un premier temps, ce qu’elle ferait au moment où elle prononça mon nom et s’avança dans ma direction tandis que pour ma part, je n’arrivais pas à bouger un pouce. Puis, à ma grande surprise, et surtout à mon grand soulagement, je sentis ses bras passer autour de moi, ce qui eut pour effet de me détendre immédiatement. Je me rendis compte à ce moment à quel point son contact avait pu me manquer, à quel point j’avais besoin d’elle, j’avais besoin de la sentir vivante, contre moi. Sans me faire prier, j’imitai son geste, et sitôt que j’eus passé mes bras autour d’elle, je la serrai dans mes bras avec bonheur, en profitant au passage pour me délecter du contact de sa peau, du parfum magnifique qu’elle dégageait, celui dont je n’aurais jamais pu oublier l’odeur. J’aurais voulu que cette étreinte dure encore longtemps, une éternité même. Je ne voulais plus qu’elle quitte mes bras, je ne voulais plus jamais la quitter, plus jamais. Toutefois, il fallut mettre fin à cette étreinte, et ce fut Evalyn qui le fit au moment où elle me dit que je lui avais manqué. Cela me fit chaud au cœur et me fit de la peine en même temps, puisque j’aurais aimé ne jamais lui faire une telle frousse, m’éloigner de ma famille ainsi, la laisser élever notre fils seule… Si elle me laissait revenir dans leur vie, plus jamais je ne ferais cette erreur, plus jamais. Pour le moment, puisque je n’étais sûr de rien, la seule chose que je sus lui dire, ce fut : « Tu m’as terriblement manqué toi aussi… Vous m’avez manqué… » Par mes mots, je sous-entendais également que notre fils m’avait également manqué comme pas possible, mais probablement jamais autant qu’elle, ou du moins, pas de la même façon. Puis, d’une main toujours un peu incertaine, je passai mon doigt sous son menton afin que je puisse la regarder dans les yeux, puis il poursuivit sa course sur sa joue tandis que je lui murmurais doucement : « Tu es si belle… » comme si je la voyais pour la première fois. En fait, c’était un peu comme tel, mais là, je me rendais comme que jamais rien ni personne ne pourrait contredire ce que j’avais toujours su; elle était la plus belle femme du monde, l’était restée, et le resterait toujours.

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Evalyn P. Walker
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MessageSujet: Re: On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥   On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥ EmptySam 7 Mar - 19:07

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Vous avez déjà ressentis un amour comme celui-là ? Le genre d’amour où on a l’impression que rien n’est impossible ? Ce même genre d’amour qui peut durer des années sans jamais s’essouffler. Depuis que je suis petite, je n’ai jamais cru au grand amour. C’est vrai, les histoires qui durent longtemps et qui ressemblent à des contes de fée, ce n’était pas vraiment ma tasse de thé. Bien sûr que j’enviais Cendrillon ou Blanche Neige mais j’avais aussi ce côté terre-à-terre qui me disait de ne pas trop rêvé. Brooks et moi, s’était un peu comme un conte de fée. On s’était rencontré. On avait commencé à sortir ensemble. On s’était marié. On avait eu un fils. Une histoire d’amour comme dans les séries américaines. Mais il avait disparu. Et oui, j’avoue avoir abandonné l’idée de le revoir un jour. Mais je n’ai jamais perdu espoir. Je ne voulais pas croire qu’il était mort pour la simple et bonne raison que j’ai toujours cru que ce que je voyais. Huit longues années. Huit ans où mon fils m’avait demandé où était son papa. Huit ans où j’avais l’impression de ne pas réussir à sortir la tête de l’eau. Mais il était là. S’était comme dans un rêve. Je l’avais serré contre moi juste pour me faire comprendre que ce n’était pas un rêve. J’avais peur de me réveiller et me rendre compte que ce n’était qu’une réalité illusoire. Il me serra aussi dans ses bras. J’aurais voulu que cet instant dure des heures et des heures. Comme la première fois qu’il m’avait prise dans ses bras. Je le regardais. Il n’avait pas changé. Je répondis sur un ton doux :

« Tu as beaucoup manqué à ton fils, tu sais ? » Parce que oui, s’était la vérité. Freddie me parlait souvent de son père. Lui aussi il rêvait de voir son père franchir le pas de la porte. J’imaginais déjà sa réaction le soir-même quand je viendrais le chercher avec Brooks à l’école. Je sentis ensuite sa main sur mon mentor puis sur ma joue. Je fermai les yeux quelques secondes, juste pour savourer cet instant. On devait avoir l’air de deux adolescents qui sont à leur premier rendez-vous. Je répondis : « Merci… Toi aussi t’es beau. T’as pas changé. »

C’est vrai qu’en presque dix ans certaines personnes peuvent prendre de l’âge, mais lui n’avait pas pris une ride. S’était comme s’il n’était jamais partie. Je continuais de le regarder. J’avais tellement de question à lui poser. Où était-il ? Qu’avait-il fait ? Est-ce qu’il avait pensé à moi ces derniers temps ? Mais d’un autre côté, je ne voulais pas le saouler avec mes questions alors que ça faisait même pas deux minutes qu’on s’était retrouvé. J’attrapais alors sa main pour entrelacer mes doigts dans les siens. C’est à ce moment-là que je sentis son alliance. Il l’avait gardé. J’eus un sourire en coin et comme une gamine, je lui demandais :

« Tu l’as gardé ?... »


Question de pure rhétorique, s’était juste pour qu’il le confirme. Juste pour l’entendre dire qu’il n’avait pas refait sa vie. Je l’aimais toujours autant, si ce n’est plus.
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Brooks J. Keating
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MessageSujet: Re: On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥   On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥ EmptySam 7 Mar - 19:08


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Même si je ressentais un profond pincement au cœur à l’idée d’avoir manqué à mon fils, puisque cela me signifiait qu’il se souvenait peut-être de moi, même s’il n’avait que deux ans lors de mon départ, je pus quand même laisser échapper un petit rire nerveux de ma bouche au moment où Evalyn me rendit ce compliment que je lui avais fait,  mentionnant au passage que je n’avais pas changé au fil des années. Ce rire, aux premiers abords, pouvait sembler une réponse toute simple à ce qu’elle venait de dire, mais au fond de moi, je me disais que si elle m’avait vue il y a de cela un an, elle n’aurait probablement pas dit cela. En effet, je commençais tout juste à reprendre mes couleurs d’avant, regarder mes cicatrices disparaître, et finalement, c’était tout récent que j’avais retrouvé un poids normal et que je paraissais relativement propre, présentable. Mais ça, elle ne le saurait pas, pas dans l’immédiat en tout cas, et c’était beaucoup mieux ainsi. En effet, j’avais pris la décision de ne pas revenir vers elle avant aujourd’hui puisque je voulais éviter qu’elle prenne peur, puisqu’elle n’avait pas à souffrir de mes propres erreurs, de mes propres souffrances. Maintenant, je pouvais les lui éviter autant que possible, même si à un certain point, il faudrait que je lui explique ce qui s’était passé. Cependant, je ne pouvais pas faire cela ici et maintenant, et peut-être cela prendrait du temps avant que je lui avoue la vérité, mais je m’en moquais. Maintenant, je l’avais retrouvée, je l’avais tenue dans mes bras, et ça, ça venait de faire mon bonheur. L’avoir près de moi, entendre sa voix, savoir que celle-ci ne me repoussait pas pour le moment, c’était assez pour faire battre mon cœur à la chamade. En revanche, ce n’était rien comparativement à ce que je ressentis au moment où elle remarqua mon anneau de mariage. Lorsqu’elle me demanda de lui confirmer que je l’avais bel et bien gardée, j’eus l’impression que ma poitrine allait exploser. Par réflexe, je baissai le regard vers ma main gauche, et puisque je n’avais aucune raison d’hésiter, je lui dis, dans un souffle : « Oui… Je ne l’ai jamais enlevée. » J’avais cru bon lui préciser que je ne l’avais pas mise simplement pour venir la voir, ce qui aurait été un mensonge de toute façon. J’avais beau avoir perdu toutes mes possessions dans mon enlèvement, mais jamais personne n’avais su me retirer mon anneau de mariage, pas une seule fois. Et je m’étais accrochée à celle-ci comme ma seule marque d’espoir, ce signe comme quoi peut-être je pourrais revoir Evalyn. J’avais bien fait, puisque maintenant, elle était là, devant moi, plus magnifique que jamais. Puis, sans vraiment y réfléchir au préalable, je regardai sa main également, en particulier son annulaire gauche, là où je lui avais passé moi aussi une bague il y a de cela presque dix ans. Je fus légèrement déconcerté de me rendre compte qu’elle n’y portait rien. Je me doutais bien que cela arriverait à un certain point, surtout après huit ans, mais malgré tout, je ne pus m’empêcher de balbutier : « Et…. Et toi alors ? », la regardant timidement comme un enfant pris en faute par la suite. Je me sentais un peu mal de réagir comme cela, mais d’une certaine façon, j’avais besoin de savoir si elle était passée à autre chose, histoire de ne pas créer de malaise quelconque plus tard si jamais c’était le cas.

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Evalyn P. Walker
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MessageSujet: Re: On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥   On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥ EmptyMer 8 Avr - 17:09

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J’avais tellement rêvé de ce moment que je croyais encore être dans un rêve. Je pensais que j’allais me réveiller un matin et que je remarquerais que s’était juste… irréel. Je pensais ne jamais le revoir. Huit ans, c’est long. Très long. Et quand la police décide d’arrêter les recherches parce que soi-disant, s’était trop tard et il n’y avait aucun espoir de retrouver une personne, ça faisait mal. Très mal. Après, il faut se reconstruire. Se faire une raison. Avance et toujours garder le sourire. C’est grâce à Freddie que j’avais trouvé la force de me battre. Je voulais qu’il ait une vie remplie de joie et de bonheur. Il me demandait souvent pourquoi son papa n’était pas là à ses anniversaires. Il avait fallu que je trouve les mots. D’ailleurs, lorsque je pensais à Brooks et que je pleurais, je le faisais jamais devant Freddie. Mais il était là et s’était presque irréel. C’est pour ça que j’avais besoin de le prendre dans mes bras, pour le sentir contre moi. Pour ne pas qu’il parte trois secondes plus tard non plus. J’eus un sourire timide lorsqu’il me dit qu’il ne l’avait jamais enlevé. Comme une adolescente de quinze ans qui reçoit un compliment du garçon qui lui plaît. Il me demandait ensuite si j’avais gardé la mienne. Après tout, s’était légitime comme question. Et il voulait aussi savoir si j’étais passé à autre chose. Je n’aurais jamais pu faire ça. Sauf si on l’avait retrouvé mort et encore… Même si j’avais rencontré un autre homme, je ne l’aurais jamais aimé comme j’avais aimé et comme j’aimais toujours Brooks. S’était impossible. Je continuais de le regarder et lui dit sur un ton assez incertain :

« Tu sais, ils ont dit qu’on te retrouverait jamais et j’ai jamais voulu y croire. Sauf que voir l’alliance, ça me faisait plus de mal qu’autre chose et du coup, oui je l’ai enlevé. » Je marquais une brève pause, avant de lâcher sa main pour sortir la chaine que j’avais autour de mon cou et ajouta : « Mais je l’ai jamais quitté une seule seconde. » Je marquais une autre pause et lui dit : « Tu… Tu m’en veux pas ? »

Je ne savais pas comment il allait réagir. Après tout, j’aurais pu la garder au doigt mais vu que je pleurais presque qu’à chaque fois que je la regardais à ma main, s’était la solution que j’avais trouvé. S’était lui qui m’avait offert cette bague et rien n’y personne ne pourrais me l’enlever. S’était l’un des objets auxquels je tenais le plus. Je continuais de le regarder, attendant une réaction de sa part. J’espérais qu’il ne m’en veuille pas. Je ne voulais pas qu’il croit que je l’avais oublié. Même si j’avais changé de maison et que j’avais accroché mon alliance à une chaine que je partais tous les jours, je l’aimais. Encore et toujours. Et rien ne pourrait faire change ça. Pour le meilleur et pour le pire, c’est ce qu’on s’était à l’église quelques années auparavant.
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Brooks J. Keating
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MessageSujet: Re: On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥   On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥ EmptyJeu 9 Avr - 13:05


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Je ne pus m’empêcher de baisser honteusement la tête au moment où Evalyn me dit qu’on lui avait affirmé que jamais je ne pourrais être retrouvé, mais je sentis mon cœur battre un peu plus fort au moment où elle me dit qu’elle n’avait pas voulu y croire, me faisant comprendre que si elle avait cru que j’étais introuvable, probablement décédé, alors elle serait passée à autre chose il y a longtemps. Par conséquent, le fait qu’elle ait enlevé son alliance était compréhensible, puisque si pour moi, cela avait été un signe d’espoir, l’espoir que je pourrais la retrouver, que je pourrais revoir mon fils, pour elle, je pouvais deviner que cela lui faisait du mal. Finalement, je ne pouvais pas lui en vouloir, puisque si cela n’avait pas été douloureux, je me disais que cela aurait été la preuve qu’elle ne m’aimait plus, alors que de mon côté, je l’aimais toujours, de tout mon cœur. Évidemment, je n’aurais pas pu m’indigner de ce fait, mais cela aurait été carrément injuste; j’étais celui qui m’était absenté tout ce temps, malgré moi. C’était par ma faute, à cause de mes choix, que tout cela était arrivé, et elle aurait pu m’en vouloir, mais cela ne semblait pas être le cas, ou du moins, pas assez pour ne pas tolérer ma présence, m’expliquer le pourquoi du comment elle ne portait plus son alliance, même si au début, ses explications ne me rassurèrent pas totalement, ce qui expliqua pourquoi je demeurai silencieux, relevant le regard seulement lorsqu’elle lâcha ma main. C’est là que je la vis sortir une chaîne au bout de laquelle pendait un anneau, anneau que j’aurais pu reconnaître entre mille; c’était la bague que je lui avais offerte le jour de notre mariage, que je lui avais passée au doigt en lui promettant mon amour et ma fidélité pour toujours. J’eus soudainement plus chaud au cœur que jamais au moment où elle me dit qu’en fait, elle avait fait comme moi; elle ne s’était jamais départie de son alliance et ce, qu’importe si elle la portait au doigt ou sur une chaîne. Ému, je gardai le silence quelques secondes, réagissant seulement lorsqu’elle me demanda si je lui en voulais. J’eus un sourire, et tout ce que je lui répondis, ce fut : « Comment pourrais-je t’en vouloir… ? », lui faisant clairement comprendre que son attention me touchait profondément, faisant en sorte que ces retrouvailles se déroulaient encore mieux que je n’aurais pu l’imaginer. En fait, tout se passait comme dans mes rêves les plus fous, ces rêves où tout allait pour le mieux, comme c’était le cas en ce moment. Toutefois, puisque c’était la réalité, je ne pouvais pas simplement penser que je pourrais rentrer chez moi, dans notre maison, avec ma femme et mon fils, sans dire quoi que ce soit. C’est ce qui expliqua pourquoi je finis par lui dire : « Je suis si désolé de t’avoir fait du mal… », poussant toutefois l’audace à déposer mon front contre le sien, mourant d’envie de poser mes lèvres contre les siennes, ses lèvres si douces qui m’avaient tant manquée, mais je ne voulais pas le faire, jugeant que ce serait trop déplacé pour le moment.

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MessageSujet: Re: On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥   On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥ EmptyJeu 9 Avr - 14:44

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Je le vis baissé la tête lorsque je lui dis que je ne portais plus la bague au doigt. Pensait-il vraiment que j’aurais été capable de passer à autre chose ? S’était lui que j’aimais. Et pour cause, j’avais pris l’habitude de prendre la fuite lorsqu’un homme s’approchait un peu trop près de moi. Je ne voulais pas que Freddie ait un beau-père même s’il devait avoir besoin d’une figure paternel. J’avais souvent imaginé ce qu’il répondait aux autres enfants quand ils lui demandaient ce que son papa faisait comme métier. Ca devait être dur pour lui dire qu’il ne le connaissait pas. Parce que oui, il me posait des questions sur Brooks mais ça s’arrêtait là. Les seuls vrais souvenirs qu’il avait avec son père, s’était des photos datant de sa petite enfance. D’ailleurs, je me demandais comment ce dernier allait réagir en voyant son père le soir-même à table. J’espérais que ça se passerait bien, bien que j’aie confiance en mon fils pour ça. Je souris lorsque Brooks me fit comprendre qu’il ne m’en voulait pas. Ca serait difficile de rattraper huit longues années mais qu’importe. On ferait tout pour retrouver une vie de famille normale. Je répondis :

« Bah j’en sais rien… Tu pourrais penser que je suis passée à autre chose alors que c’est totalement faux… » Je marquais une brève pause avant d’ajouter : « Tu sais, c’est comme la maison, je l’ai pas vendu, je l’ai mise en location parce que je me voyais vraiment pas y vivre si t’étais pas là. Mais j’ai jamais voulu m’en séparé. »

L’avantage c’est que l’ancien locataire venait de partir. On pouvait donc tout redéménager nos affaires le soir-même si on le souhaite. S’était fou comment je portais un attachement à certaines choses. La maison, par exemple, on l’avait choisis tous les deux et il était hors de question pour moi d’y vivre sans Brooks mais je n’avais pas envie de la vendre. Je ne pouvais pas m’en séparer. J’étais comme ça. Peut-être trop émotive ou trop sensible. Peut-être que s’était ma façon de garder espoir. Ne pas se séparer de certains objets qui soient meubles ou immeubles en espérant que ça fasse revenir Brooks. Et ça avait l’air d’avoir marché. Ma vie semblait reprendre du sens depuis quelques minutes. Il déposa son front contre le mien. Je mourrais d’envie de l’embrasser mais je ne pouvais. J’étais comme une adolescente lors de son premier rendez-vous. S’était mignon. Brooks s’excusa. JJe le regarda dans les yeux et répondis :

« T’as pas à t’excuser, c’est pas de ta faute… Enfin je crois pas. » Je marquais une pause puis sur un ton plus qu’incertain, j’ajoutais : « Tu sais, si tu veux me parler de ce qu’il s’est passé ou de ce que tu as vécut, je suis là… »

Je ne savais pas si j’avais envie d’entendre vraiment ce qu’il avait vécu. Mais d’un autre côté, j’étais là pour lui. Je serais toujours là pour lui. Il pouvait tout me dire et il le savait. Néanmoins, il était hors de question que quelqu’un s’en prenne une nouvelle fois à lui. Ces huit dernières années, j’avais fait différentes démarches pour le retrouver qui s’était révélé être infructueuse. Si jamais quelque chose dans ce genre-là se reproduit, je crois que je serais capable de faire un meurtre.
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Brooks J. Keating
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MessageSujet: Re: On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥   On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥ EmptyVen 10 Avr - 13:37


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J’eus un sourire un peu gêné au moment où Evalyn me dit que j’aurais pu croire qu’elle était passée à autre chose, présentant cette idée comme une absurdité, selon ce que je comprenais de ses dires. Je me sentais un peu honteux d’y avoir songé, pour être honnête, maintenant qu’elle me disait cela. Avant ce moment, je me disais que c’était une idée tout à fait logique, parce que huit ans d’absence, ce n’était pas rien, quand même. Et puis, ce n’était pas comme si j’avais été aperçu ou quoi que ce soit pendant tout ce temps. Les autorités avaient bien cru que j’étais mort, alors elle aurait pu se résigner à penser la même chose, et je n’aurais pas pu lui en vouloir. Je n’aurais su que la comprendre, et l’accepter, même si cela me faisait mal. Cependant, je n’aurais pas à le faire pour le coup; j’avais maintenant la preuve touchante que tout comme de mon côté, l’amour qu’Evalyn me portait ne s’était pas effrité avec le temps, et je ne pourrais pas plus m’en montrer heureux, si bien que je ne pensais même pas à penser quelconque commentaire au moment où elle m’avoua que contrairement à ce que j’avais pensé, elle ne vivait plus dans notre maison; elle l’avait mise en location, faute d’être capable de s’en départir. Je ne demeurai quand même pas impassible, je fis quand même un petit sourire, ravi qu’elle ait pris cette décision, puisqu’après tout, si c’était ici que je m’étais présenté pour la revoir, c’était que j’avais espéré qu’elle ne soit pas partie ailleurs, même si, dans ce cas aussi, j’aurais compris qu’elle ne veuille plus y vivre, peut-être en raison de souvenirs trop douloureux ou quoi que ce soit du genre. À présent, peut-être pourrions-nous y créer de nouveaux souvenirs, s’y sentir bien, être une famille de nouveau. Mais ça, je ne pouvais pas en être certain tant et aussi longtemps qu’Evalyn ne m’aurait pas pardonné ma longue absence, puisqu’elle avait toujours la possibilité de me rejeter si elle le souhaitait.

Ne voulant pas rester dans le doute trop longtemps, je lui avais présenté mes excuses le plus rapidement possible, et j’eus comme réponse la chose la plus rassurante qu’elle put me dire. Bien que je n’étais pas complètement d’accord avec le fait que ce qui s’était passé n’était pas ma faute, parce que c’était mes choix qui m’avaient conduit dans cette mauvaise situation, cela me fit du bien de l’entendre se proposer pour m’écouter si je voulais me confier par rapport à ce qui s’était passé. Je me doutais bien qu’à un moment ou un autre, il faudrait que je le lui explique, mais ici et maintenant, ce n’était pas le moment de le faire. Cependant, je ne rejetai pas complètement sa proposition, d’où le fait que je lui répondis : « Merci… » sans ajouter quoi que ce soit. Je me doutais bien qu’elle ne voulait pas entendre ici et maintenant ce qui m’était arrivé, et moi-même, je ne voulais pas le lui raconter, pas tant et aussi longtemps que je n’aurais pas décidé quand et comment le faire. Et là, mon front posé contre le sien, dans ces retrouvailles encore plus merveilleuses que je n’aurais pu en rêver, c’était la dernière chose que j’avais envie de faire. Là, j’avais une envie précise; l’embrasser, l’embrasser comme jamais je ne l’avais fait pour lui montrer comment elle m’avait manqué, ce que je n’arrivais pas lui dire par des mots. Me faisant violence une nouvelle fois, je tentai de ne pas céder à la tentation en disant, comme un gamin : « Je les ai oubliées sur la moto mais… Je t’ai apporté des fleurs, et un cadeau pour Freddie… » Réalisant le ridicule de ma réaction, j’eus un petit rire nerveux, un des premiers depuis je-ne-sais combien d’années, et finalement, je décidai de craquer; timidement, je posai mes lèvres au coin des siennes, et j’y déposai un doux baiser avant de reculer mon visage et me mordiller la lèvre, histoire de ne pas céder encore plus, même si en fait, je ne m’avais pas aidé par ce geste, geste qui, pourtant, m’avait fait un grand bien dans l’immédiat, je ne pouvais pas le nier.

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Evalyn P. Walker
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MessageSujet: Re: On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥   On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥ EmptyLun 13 Avr - 10:27

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Huit ans d’absence c’est long. Très long. J’avais passé des jours et des jours à espérer son retour. J’avais pleuré pendant des nuits et des nuits à me demander ce que j’avais fait pour mériter ça, comme si s’était moi qui était coupable. Mais je n’avais pas perdu espoir. Parce que pour moi, il ne pouvait pas être mort. Pourtant la police et toutes les forces de l’ordre avaient essayé de me faire comprendre qu’il n’y avait plus d’effort. Qu’est-ce qu’ils en savaient, dans le fond ? Ils avaient fait leur petites recherches et dès qu’ils ont vu que ça risquait d’être dangereux pour eux, ils ont décidé de classer l’affaire. Et si ça avait été eux à la place de Brooks ou même à ma place ? Auraient-ils vraiment aimé qu’on leur dise qu’il n’y a plus aucun espoir ? Non, certainement pas. J’avais été forte pour mon fils. Mais seule, le soir, dans mon lit, j’étais comme une petite fille à qui on a enlevé quelque chose auquel elle tenait. Mais je ne voulais pas pleurer devant Freddie. Je voulais qu’il soit heureux, qu’il ne ressente pas de différence par rapport aux autres enfants. Il n’avait rien demandé, lui. Il n’avait même pas dix ans, il n’avait pas à vivre ce genre de chose. Je souris à Brooks. Il était là et tout allait redevenir comme avant. On allait enfin former une vraie famille de nouveau. On pourrait aller faire des pique-niques le dimanche, aller à la piscine le samedi et faire pleins d’autres choses complètement géniales. J’avais l’impression de tout recommencer à zéro, démarrer une nouvelle vie. Il me remercia lorsque je lui dis que je serais là pour l’écouter. Après tout, s’était la moindre des choses. Je répondis avec un sourire :

« De rien, c’est normal, tu sais… »

On devait avoir l’air de deux adolescents vu de loin. Ca devait être à la foi drôle et mignonne. D’un autre côté, personne ne savait réellement ce qu’il s’était passé. Bien sûr, les voisins étaient au courant qu’il avait disparu mais j’avais toujours refusé de leur en parler. Ca ne les regardait pas vraiment, au final. J’eus un rire lorsqu’il me dit qu’il avait oublié les fleurs et le cadeau pour Freddie sur sa moto. Il avait vraiment pensé à tout. C’est pour ça que j’étais tombée amoureuse de lui. Il n’a jamais oublié ce genre de petits détails, tellement touchants, que je me demandais comment j’avais fait pour vivre sans lui pendant huit ans. En réalité, je crois que le diction « l’espoir fait vivre » n’a jamais été aussi réaliste. Il déposa ensuite timidement ses lèvres sur les miennes. Quand je dis qu’on devait avoir l’air de deux adolescents… Je le regardais et sourit puis vint déposer mes lèvres sur les siennes pour un plus long baisé cette fois-ci. Ca m’avait tellement manqué. Tout m’avait manqué, en fait. Je décollais ensuite mes lèvres des siennes et le regarda de nouveau avec un sourire. Sur un ton ironique, je lui lançais :

« Bon, il me semble que t’as des fleurs à m’offrir. » Je marquais une brève pause et rigola quelques secondes. La journée était vraiment parfaite. Je repris mon sérieux et lui demanda : « Si tu veux ce soir, tu peux venir chercher Freddie à l’école avec moi et on pourra aller manger quelque part en ville ? A moins que t’es envie de rester tranquille, c’est comme tu veux… »

Je n’appréhendais pas vraiment la réaction de Freddie parce qu’il avait toujours voulu connaître son père. Il me posait mille et une questions et je pense qu’il serait heureux de le voir aujourd’hui, de pouvoir enfin lui poser toutes ces questions. De toute façon, j’avais bien fait comprendre à mon fils que son père n’avait pas chercher à nous abandonner et que s’il avait pu être là ses dernières années, il aurait été là.
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Brooks J. Keating
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MessageSujet: Re: On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥   On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥ EmptyMer 15 Avr - 19:42


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Habituellement, je n’étais pas d’un naturel très timide. Toutefois, dans cette situation, je ressentais à la fois tellement de bonheur et tellement de gêne que je me sentais prêt à rougir comme un véritable gamin à son premier rendez-vous, ou plutôt, comme lorsque j’avais finalement eu l’audace d’inviter Evalyn à un rendez-vous il y a de cela un peu plus de dix ans. Je me comportais comme tel, quand on y pensait; je lui avais apporté des fleurs – même si ça, je le faisais même lorsque nous étions mariés, parce que j’adorais lui faire plaisir - je n’osais pas vraiment prendre les devants, me contentant de petits gestes çà et là, par exemple lorsque je me contentai de déposer mes lèvres au coin des siennes, n’osant pas l’embrasser directement, comme un vrai gamin. C’était ridicule, quand on y pensait, mais après huit ans, qu’est-ce qu’on pouvait considérer comme normal ? Que devais-je faire ? Je ne savais pas trop, puisque jamais je n’aurais cru que ce jour puisse arriver à un moment ou un autre, pour être honnête. Heureusement, Evalyn ne sembla pas s’en plaindre, et de mon côté, je ne me plaignis pas de ce qu’elle fit par la suite, à savoir faire en sorte que nous échangeâmes un véritable baiser, le premier depuis tant d’années, celui que j’avais tant attendu. Frémissant, oubliant le reste du monde pendant un instant, je lui rendis son baiser avec tout l’amour que je pouvais y mettre, comprenant maintenant, et plus que jamais, que si elle voulait que je revienne dans sa vie de même que dans celle de Freddie, alors plus jamais je n’en sortirais, parce que dès maintenant, je ne pourrais plus vivre sans eux. Bien que ce baiser ne dura que quelques secondes tout au plus, il fut suffisant pour me combler, puis me mettre un grand sourire au visage au moment où nos lèvres se détachèrent, sourire qui se transforma lentement en rire au moment où Evalyn me rappela que je lui avais apporté des fleurs. Choisissant de ne pas trainer plus longtemps, puisque si je me laissais distraire à nouveau, alors jamais je n’allais le lui donner, je me reculai de quelques pas et sans la quitter du regard, j’attrapai le bouquet, puis je le plaçai derrière mon dos, puisque cette femme, la femme de ma vie, avait repris la parole, me faisant une proposition qui ne pouvait pas me faire plus chaud au cœur. Franchement, je n’aurais pas pu demander mieux; aller chercher mon fils à l’école, manger avec eux, comme une véritable famille… Ça dépassait toutes mes espérances pour ces retrouvailles. Sans hésiter une seconde, je lui répondis : « Rien ne pourrait me faire plus plaisir que d’être avec vous deux… », lui faisant clairement voir mon sourire éclatant, ce genre de sourire que je ne pensais plus avoir ne serait-ce qu’une fois dans ma vie. Puis, ce fut une fois près d’elle que je baissai la tête, repassant en mode « gamin à son premier rendez-vous » tandis que je sortais les fleurs de derrière mon dos pour les lui présenter, lui disant ensuite, en toute humilité : « Ce sont tes préférées, si je me souviens bien… », relevant le regard suite à ces propos pour guetter sa réaction.

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MessageSujet: Re: On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥   On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥ EmptyJeu 16 Avr - 20:31

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Je savais que Freddie voulait connaître son père. Il m’avait toujours plus ou moins posé des questions sur lui, auxquelles je n’avais aucune réponse. Là, il pourrait toutes les poser à son père. Enfin, j’espérais qu’il ne l’assaille pas non plus. Il venait de refaire surface et ce qu’il avait vécu était certainement le dernier sujet dont il fallait parler lors de retrouvailles. D’ailleurs, je ne réalisais pas vraiment qu’il était là. J’avais l’impression d’être dans un rêve. J’espérais ne pas me réveiller au milieu de la nuit et me rendre compte qu’il n’était pas là. D’un autre côté, si on m’avait dit que ma journée se passerait aussi bien, j’aurais mis un peu plus de bonne volonté depuis ce matin. J’avais embrassé Brooks, un peu dans le feu de l’action. Mais je voulais vraiment qu’il reprenne sa vie auprès de nous. Je voulais qu’il prenne part à la vie de Freddie. Je voulais qu’on reforme une vraie famille, comme si rien n’avait changé. Ce serait certainement difficile au début. En effet, il y aurait des changements. Le premier serait certainement de retourner vivre dans notre ancienne maison. On allait devoir réapprendre à vivre à trois. Surtout Freddie qui avait eu l’habitude de vivre qu’avec moi. Je fus heureuse de voir que Brooks était d’accord pour passer la soirée avec nous. D’un côté, je me voyais mal passer la journée avec lui et ne pas en faire profiter mon fils. J’avais toujours pensé aux autres avant de penser à moi. J’avais toujours voulu que mon fils soit heureux quoi qu’il puisse se passer. Il avait eu le droit à une vie normale bien que son père n’ait pas été là. S’était grâce à lui que j’avais réussis à me battre au final, et à garder le sourire. Je crois que si j’avais été seule, je n’aurais jamais pu remonter la pente. C’est bien connu, je pourrais donner ma vie pour que les personnes que j’aime aillent bien. Je souris et réponds :

« J’pense que ça fera plaisir à ton fils. Il a pas arrêté de me poser des questions durant toutes ces années… » Je marquais une brève pause et ajouta : « D’ailleurs, je pense que t’auras le droit à un interrogatoire digne des séries américaines ce soir. »

Je savais que Freddie n’était pas énormément timide. Lorsqu’il avait une question à poser, il le faisait. Avec plus ou moins de tact en fonction de la question, d’ailleurs. D’un autre côté, ce n’était pas plus mal. Il n’avait pas peur de poser des questions. Mais bon, après l’école j’avais bien l’intention de lui dire de ne pas trop poser de question. Il pourra les poser plus tard mais pas ce soir. Il était grand maintenant, il comprendrait. Il me fit tendit ensuite le bouquet qu’il m’avait acheté. Je souris envoyant sa tête de gamin, puis en voyant le bouquet. Je pris les fleurs et les sentie. Pur réflexe. Je souris et tout en regardant Brooks, je répondis :

« T’as pas oublier… » Je les sentie une nouvelle fois, puis ajouta : « En tous cas, elles sont magnifiques. Merci. »

Je lui déposais ensuite un bisou juste au coin des lèvres comme lui, l’avait fait quelques secondes auparavant. Je me rendais compte à quel point, il m’avait manqué. Et je me demandais aussi comment j’avais fait pour vivre sans lui.
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MessageSujet: Re: On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥   On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥ EmptyVen 17 Avr - 23:41


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Je ne pus faire autrement que de me montrer particulièrement touché par le fait qu’Evalyn me prévenait que Freddie allait me poser plusieurs questions pendant la soirée. Pourquoi ? Parce que cela était signe que même si j’avais été absent, Evalyn avait entretenu mon souvenir, si je pouvais le dire ainsi, dans la tête de notre fils, faisant en sorte qu’il ne m’avait pas oublié, si je comprenais bien. Franchement, cela dépassait probablement toutes mes espérances. Après tout, Freddie n’avait que deux ans, il aurait très bien pu ne pas savoir qui j’étais, se dire que je n’avais jamais existé, mais semblait-il que ce n’était pas le cas. Souriant dans un premier temps à ce propos, je ne pus toutefois m’empêcher de ressentir un peu de panique à l’idée de passer un « interrogatoire » devant mon fils, me rendant compte que je ne pouvais pas prédire ce qu’il allait me demander. Il avait dix ans, après tout maintenant, assez grand pour me poser des questions potentiellement sérieuses. Et s’il venait à me demander où j’étais ? Ce que je faisais ? Jamais je serais capable de lui dire la vérité… Non seulement, ce n’était pas concevable pour un enfant de son âge, mais de plus, je ne me sentais pas prêt du tout à en parler, pas même à Evalyn. Il faudrait certainement que je lui dise un jour, mais pas aujourd’hui. Je refusais de gâcher ce moment magique qui ne faisait qu’aller de mieux en mieux. Pourquoi voudrais-je ruiner tout cela avec quelque chose qui pouvait attendre un peu ? Ce n’était clairement pas le moyen de plomber l’ambiance avec des choses trop sérieuses. Enfin, je ne me voyais certainement pas donner des fleurs à ma bien-aimée, puis lui dire tout ce que j’avais pu vivre tout de suite après. Comment aurais-je pu, de toute façon ? Cela aurait été tout simplement impossible; son sourire avait eu pour effet de m’hypnotiser sitôt qu’elle l’eut esquissé, comme au premier jour. Son sourire était si magnifique, et il serait toujours aussi beau à mes yeux, comme elle serait toujours la plus belle femme au monde pour moi. Ravi et fier d’avoir pris les bonnes fleurs, je ne pus m’empêcher de sourire à mon tour, même si je ne le gardai pas très longtemps, puisque peu de temps après, Evalyn posa ses lèvres au coin des miennes, venant me taquiner, parce que non seulement, ce genre de geste faisait en sorte que j’en voulais davantage, mais aussi parce qu’elle répétait exactement ce que j’avais fait précédemment. Ne pouvant pas lui en vouloir, je ne fis que me montrer amusé. Puis, je ne me gênai pas pour faire la même chose qu’elle avait fait aussi en réponse à ce que j’avais fait avant. Le cœur rempli d’amour, je posai une main au niveau de sa taille, l’autre sur sa joue, tout en délicatesse, puis je l’embrassai comme j’avais tant rêvé de le faire, c’est-à-dire longuement, tendrement, et surtout amoureusement. Il fallut un bon moment avant que je réussisse à me convaincre de détacher mes lèvres des siennes, et lorsque ce fut fait, je lui dis dans un murmure : « Je t’aime Evalyn… »

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MessageSujet: Re: On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥   On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥ EmptyVen 24 Avr - 21:55

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Je n’arrivais pas à croire que j’allais reformer une famille avec lui. Je n’arrivais pas à croire non plus qu’on allait être de nouveau à trois. On allait prendre un nouveau départ. Je n’aurais jamais pensé revivre un jour avec lui. Certes, il y avait une partie de moi qui n’avait jamais perdu espoir. L’autre partie de moi qui essayait tant bien que mal de se faire une raison. Chose difficile puisque je ne voulais pas croire à ce que les flics disaient. Ils avaient abandonné leur enquête beaucoup trop vite à mon goût. Dès qu’ils ne trouvaient plus rien, ils avaient classés l’affaire. A croire qu’ils avaient plus important à faire. Mais bref, tout ça s’était de l’histoire ancienne. Il était revenu et je n’étais pas prête de le laisser repartir comme ça. On allait devoir rattraper le temps perdu. En tous cas, j’étais heureuse. Même plus qu’heureuse. J’avais l’impression de revivre. J’avais l’impression que rien n’avait changée entre nous. En tous cas, il avait été hors de question que je remplace Brooks. S’était impossible. Je fais partie de ces personnes qui croient en l’amour. Mais le vrai, celui qu’on rencontre qu’une fois dans sa vie et qui nous donne des papillons dans le ventre des années après. Il ‘m’offrit un bouquet de fleur, qui était magnifique. Il n’avait pas oublié ce genre de petit détail, qui me faisait vraiment chaud au cœur. Par la suite, il m’embrassa. Je prolongeais son baisé tout en gardant le bouquet de fleur dans une main et en passant l’autre derrière sa nuque. Instant de pur de bonheur. Ca m’avait tellement manqué. Je me demandais comment j’avais pu vivre sans lui à mes côtés durant toutes ses années. En fait, si, s’était surtout grâce à Freddie qui m’avait donné l’envie de me battre jour après jour. J’eus un sourire ensuite lorsqu’il dit les deux mots magiques. Je le regardais dans les yeux et toujours avec ce même sourire, je répondis :

« Moi aussi Brooks. » Je marquais une brève et ajouta : « Pour toujours et à jamais. »

Je pensais ensuite à ma sœur, qui avait directement accusé Brooks de m’avoir fait souffrir. Elle avait tout fait pour que je l’oubli, pour que je passe à autre et je ne savais pas comment elle allait réagir face à son retour. Serait-elle contente ou non ? Est-ce qu’elle jouerait les hypocrites pour faire plaisir ou est-ce qu’elle serait égale à elle-même ? Dans le fond, je n’en savais. Je n’avais pas envie d’y penser. Pas maintenant, en tous cas. Je continuais de regarder Brooks, dans les yeux. Je lui dis ensuite :

« Tu vas penser que c’est une phrase sortie tout droit d’un film à l’eau de rose mais je sais pas comment j’ai fait pour vivre sans toi, durant ses années. » Comme on le dit si bien « l’espoir fait vivre ».
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Brooks J. Keating
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MessageSujet: Re: On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥   On oublie jamais rien, on vit avec | ft. Brooks ♥ EmptyLun 27 Avr - 14:20


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Bien que je savais que j’étais plutôt démonstratif au point de vue de mes sentiments avec Evalyn depuis le début de notre discussion, depuis nos retrouvailles, il n’en demeura pas moins que cela m’emplit de bonheur, de simplement lui dire ces mots que j’avais l’impression de ne pas lui avoir assez dit, même si c’était ce que je ressentais, incontestablement. J’étais persuadé que plus jamais je ne pourrais banaliser la signification de ces mots, et que je le dirais, à elle et à Freddie, autant que je le pourrais, comme j’accepterais chaque marque d’amour comme je pouvais avoir de leur part. Je commençai d’ailleurs plutôt rapidement lorsque suite à mes dires, Evalyn me répondit qu’elle m’aimait aussi, ajoutant ce « pour toujours et à jamais » qui aurait été susceptible de me faire monter les larmes aux yeux si je ne m’étais pas rattrapé à temps en lui souriant de toutes mes dents, plus qu’heureux que ce moment ait lieu, se déroule à la perfection, encore mieux que je n’aurais pu l’imaginer. Puis, il ne fit que devenir plus exceptionnel au moment où cette femme, ma femme, m’avoua qu’elle ne savait pas comment avoir fait pour avoir vivre sans moi si longtemps. Enfin, dans un premier temps, cela me parut magique, parce que cela me montrait qu’elle ne m’avait pas oubliée, mais d’un autre côté, je prenais conscience que mon absence l’avait faite souffrir, et bien sûr, je m’en voulais, d’où le fait que je m’étais précédemment excusé pour tout cela. Justement, puisque je l’avais fait, et que cela avait été un moment particulièrement difficile, admettre mes erreurs, savoir que je lui avais fait du mal par mon absence, je crus bon de ne pas ramener ce sujet sur la table, histoire de ne pas plonger dans une discussion délicate alors que je n’avais pas le cœur à cela. Malgré tout, je pris quand même un air un peu plus sérieux, réfléchissant à ce que je pourrais lui dire. Finalement, tandis que j’enroulais mes bras autour de sa taille pour la garder tout contre moi, je finis par lui dire : « Je ne sais pas non plus… » Il était vrai qu’elle m’avait terriblement manquée, plus que quiconque au monde, pour tout dire, même si j’avais eu ces moments horribles où j’avais sincèrement pensé que je ne la méritais plus, que je l’avais laissée tomber, qu’elle méritait d’être avec quelqu’un qui ne lui ferait pas ce que moi je lui avais fait. Mais ça, je l’avais pensé dans mes heures les plus sombres, et là, ce moment n’avait rien de sombre, et je ne voulais pas que cela arrive, évidemment. La tête légèrement baissée, j’en vins finalement à la conclusion que « Mais en même temps, je crois que c’est grâce à toi que j’ai pu tenir le coup… Enfin… L’espoir de te revoir, et que tu puisses m’accepter dans ta vie à nouveau… » Au moment de prononcer ces derniers mots, je sentis ma voix s’enrouer légèrement, et au bout du compte, ce fut un peu trop d’émotions; une larme roula silencieusement sur ma joue, tandis que je considérais Evalyn, les yeux brillants, un petit sourire aux lèvres pour lui montrer qu’elle n’aurait pas pu me rendre plus heureux à ce moment précis.

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